Mariie [ mère de Gaby] : Chériie tu es prêtes ??
Gaby : Euh ... Ouii
Mariie : Allez dépèche tOii un peu !! J'aiis prOmiis a grand-père que nOus seriiOn là pOur le déjeuner !!
Gaby : VOiila vOiila j'suiis prête !!
Mariie : Parfaiit !! On va pOuvOiir y aller !!
Marc [ père de gaby ] : Ouii ... Euh bOn et biien à biientOt ...
Gaby : C'est ça p'pa On se voiit aux prOchaiines vacances !!
Je ne priis même pas la peiine de l'embrasser, à quOii bOn ? Et rejOiigniit ma mère dans la voiiture.
Marc : Et surtOut travaiille biien en classe !!
Gaby : CiiaO p'pa !!
La voiiture démarra dOucement, puiis accéléra une fOiis sOrtiie du viillage ... Je regardaiit par la fenêtre mOn enviirOnement famiiliier s'effacer pour laiisser peu à peu la place à une campagne quii m'étaiit tOtalement iincOnnue...
Mariie : Tu verra chériie ça va être super !!
Gaby : Je n'en doute pas maman ...
En réaliité j'en dOutaiit énOrmément !! COmment pOurraii-je surviivre dans un viillage de campagne Ou je ne cOnaiissaiit persOnne ... Cela allaiit être un enfer, j'en étaiit persuadée !! J'en venaiit même à me demander sii je n'auraiit pas miieux faiit de rester à New-YOrk...
Mariie : NOus sOmmes arriivées !!
Maman étaiit raviie !! J'Observaii attentiivement la maiisOn devant laquelle nOus nOus trOuviiOns... C'étaiit une grande maiisOn, pas aussii grande que la viilla de New-YOrk biien sur maiis certaiinement une des plus grande du village . En revanche, la moderniité n'étaiit pas au rendez vOus ... Les murs de piierre semblaiient avOiir été batiits iil y a plusiieurs siiècle et la balustrade riisquaiit de s'effOndrez à tOut mOment tellement sOn bOiis étaiit moiisiit ... Un friissOn m'envahiit ...
Gaby : C'est iicii ??
Mariie : Oh chériie ne faiit pas cette tête !! Biien sur cette maiisOn n'a pas été habiitée depuiis biien lOngtemps alOrs elle n'est pas en parfaiit état maiis nOus la rénOverOnt pOur en faiire nOtre palaiis !!
Je me demandaiis biien Ou elle cOmptaiit trOuver suffiisament d'argent pOur cela maiis je me cOntentaii d'acquiisser d'un sOuriire.
J'entraiis prudement à l'iintériieur - On ne saiit jamaiis, des fOiis qu'une pOutre s'effOndre sur moii ... - et scruptaii les liieux à la recherche de quelque chOse me permettant de diire que ça n'étaiit pas sii terriible ... En viint ... Je déciidaiis d'aller vOiir ce quii me serviiraiit de chambre... Je chOiisiis la piièce la plus vaste, quii étaiit aussii celle dans le meiilleur état !! Le papiier peiint étaiit certes tOtalement hOrriible maiis au mOiins iil étaiit prOpre et n'avaiit pas cette iinsupOrtable Odeur de tabac frOiid qu'avaiient les autres piièces. J'empiilaiis mes sac dans un cOiin, biien déciidée à aller prendre l'aiir. c'étaiit sans cOmpter sur ma mère quii avaiit eut la fOrmiidable iidée de nOus iinviiter à diiner chez mOn grand-père ... Je n'avaiis riien cOntre cet hOmme ... En faiit je ne le cOnaiissaiis pas ... Ma mère étaiit tOmbée enceiinte alOrs qu'elle n'avaiit que 17 ans et ses parents, n'acceptant pas qu'elle veuiille garder sOn bébé, l'avaient miise à la pOrte . Il ne s'étaiient alOrs plus adressé la parOles durant des diizaiines d'années ... Un jOur pOurtant, iils avaiient fiiniit par se récOnciiliier... Ma mère avaiit alOrs priis l'habiitude de luii - ma grand-mère étant décédée- rendre viisiite régulièrement maiis je n'avaiis jamaiis sOuhaiité le rencOntrer... je me seraiis sentiie trOp mal à l'aiise viis-à-viis de luii ... Maiis là, je n'avaiis plus le chOiix, habiitant dans le même viillage, nOus deviiOn iinéviitablement nOus rencOntrés. Ma mère m'attrapa par le bras.
Mariie : Ou va tu sii viite ??? N'Oubliies pas que nOus mangeOns chez papy !!
Gaby : Maman je ...
Mariie : AllOns c'est tOn grand-père tOut de même !!
Gaby : C'est juste que je ne me sentiiraiis pas très à l'aiise avec luii ...
Mariie : Enfiin ne faiit pas ta tiimiide !! Il en va pas te manger !!
Gaby : Maiis ...
Mariie : Je suiis persuadée que vOus allez vOus entendre à merveiille tOus les deux !! Allez hop en vOiiture !! En plus je suiis sure que tu es affamée !!
POur être affamée, je dOiis avOuer que je l'avaiis été en arriivant, maiis la perspectiive de rencOntrer mOn grand-père m'avaiit sOudaiin Ôter l'appétiit ...
NOus arriivâmes viite, trOp viite ... FOrcément ce n'étaiit pas New-YOrk iicii et le viillage n'étaiit pas biien grand ... Biien que je déteste les lOngs trajet, j'auraiis aiimé que celuii-cii sOiit plus long, qu'iil dure une éterniité s'iil le fallaiit .
Jack [ le grand-père ] : Mariie !! Oh ma p'tiite Mariie c'est biien tOii !! Quelle jOiie de te retrOuver cela va faiire biientOt 2 mOiis que tu 'nes pas revenue !!
Mariie : Oh je saiis excuse moii papa maiis j'aiis été pas mal priise ces derniiers temps tu saiis ...
Jack tOurna sOn regard vars mOii ... Cela m'angOiissaiit ... Je ne savaiis nii quOii diire, nii quOii faiire... je me cOntentaiis de rester la, les bras ballant, la tête penchée vers le sOl ...
Jack : C'est la petiite ??
Mariie : Euh ... Oh... Ouii!! vOiicii Gabriiella !! Ma fiille !!
Je ne bOugeaiit pas ... Je crOiis même qu'à cet iinstant, j'avaiis cesser de respiirer ...
Jack : La fiille de ce Marc ... ?
Mariie : Et biien ... euh ... Ouii ...
J'avaiis bel et biien arrêter de respiirer ...
Jack ne répOndaiit pas, iil restaiit les yeux riivés sur mOii ...
Je me sentaiis de plus en plus mal ... Je manquaiis d'aiir ...
Je vOulut reprendre ma respiiratiiOn maiis m'étOuffaiit en même temps - je ne sauraiis pas expliiquer cOmment ... -
Mariie : Ca va chériie ??
Gaby : Ouii ... Ouii ... Ca... ca n'est riien ... Surement... Le pOllen ...
Jack : Le pOllen... Ca c'est typiique des gens d'la grande viille !! Ca respiire de la pOllutiiOn à lOngeur de jOurnée et quand ça viient respiirer l'aiir pur de la campagne, ça se plaiint du pOllen !! Il est saiin mOn pOllen !! il est bOn mon pOllen !!
Il me regarda avec des yeux quii ne purent me faiire que baiisser à nOuveau la tête en diirectiiOn du sOl ...
Mariie : Tu as biien raiisOn papa !! Huuuuummm qu'iil est agréable de respiirer cet aiir pur au dOux parfum de mOn enfance !!
Jack : Ah ! Ca faiit plaiisiir d'entendre sa mon enfant !! AllOns manger maiintenant !!
Gaby [ regardant sa mère] : Euh maman... Je n'aiis pas très faiim ... Je ...
Mariie : QuOii ?? Maiis tu n'es pas malade au mOiins ??
Gaby : Oh nOn ne t'iinquiiète pas, c'est juste que la voyage m'a fatiiguée et ...
Mariie : oh je cOmprends... va dOnc te repOser alOrs !!
Gaby : mercii m'man !
Mariie : On se retrOuve iicii pOur le diiner de ce sOiir d'accOrd ?
J'auraiit vOulut luii répOndre que je n'en avaiit pas du tOut enviie maiis cette questiion n'en étaiit pas vraiiment une ..; Je n'avaiis pas le chOiix...
Gaby : Pas de prOblème .
Ma mère sOurriit, puiis elle partiit en diirectiiOn de la cuiisiine, accOmpagné de l'hOmme quii étaiit mOn grand-père... Jack, riien que sOn nOm m'effrayaiit... Maiis sOn allure et sOn attiitude envers mOii me paralysaiient totalement ...
Je ne vOulaiis pas retOurner dans cette viieiille maiisOn ... D'aiilleurs, avec la chance que j'avaiiis, elle se seraiit surement éffOndrée sur mOii ... Un mal pOur un biien je pence maiis bOn ... Je me cherchaiis alOrs un endrOiit afiin d'être tranquiille . Je trOuvaiis alOrs un sympatiique petiit ruiisseau à l'aurée de la fOrêt. Je m'allOngeaiis alOrs dans l'herbe et cOmtemplaii bêtement l'eau cOuler ...
Je fiiniis par m'endOrmiir et quand je me réveiillaii, la nuiit étaiit déja biien avancée ... Je miis quelques iinstants à me rappeller Ou je me trOuvaiit, puiis, je rentraiis rapiidement à la "maiisOn "... Ma mère dOrmaiit déja, apparement elle ne s'étaiit pas iinquiiétée de ne pas m'avOiir vut rentrer... Ca n'étaiit pas plus mal ! Je mOntaiit en siilence dans ma chambre et me gliissaiis dans mOn liit. J'avaiis les mêmes cOuvertures que dans mOn liit de New-YOrk... Cela avaiit un cÔté appaiisant...
Je m'endOrmii, à ma grande jOiie assez rapiidement - malgrès ma siieste - sans trOp réfléchiir au lendemaiin . Ce quii étaiit la meiilleure des sOlutiiOns - je pence - puiisque sii je m'étaiis miis à iimagiiner ma rentrée dans ce nOuveau Lycée ou je ne cOnaiissaiit riien nii persOnne, j'en auraiis surement faiit des cauchemards toute la nuiit - à cOndiitiiOn que j'arriive déja à dOrmiir... - .